Jakob Tobias Steffen

5 conseils pour des vêtements de travail plus durables

Jakob Tobias Steffen, Corporate Responsibility Manager chez CWS , explique, cinq conseils précieux à l’appui, les répercussions d’une mauvaise gestion des vêtements professionnels et les écueils à éviter.

25 March 2021 Workwear

Kriens, 24 mars 2021. On n’agit pas durablement quand on achète et trie souvent des vêtements de travail neufs. En effet, les vêtements professionnels participent eux aussi à la culture du tout jetable. Rien qu’en Allemagne, 391 752 tonnes de déchets textiles sont produites chaque année.1 Ce sont justement les entreprises confrontées à une usure importante qui devraient mettre le plus grand soin dans le choix de leurs vêtements. Jakob Tobias Steffen, Corporate Responsibility Manager chez CWS de travail CWS, explique, cinq conseils précieux à l’appui, les répercussions d’une mauvaise gestion des vêtements professionnels et les écueils à éviter.

1. Miser sur une économie circulaire moderne

Le sujet de l’économie circulaire est sur toutes les lèvres. Il s’agit de préserver les ressources en réduisant les déchets, les émissions et la consommation énergétique. Cela peut passer par des produits de grande longévité ainsi que par l’entretien et la réparation, la réutilisation et le recyclage de ces produits. L’économie circulaire s’oppose à l’économie linéaire qui est axée sur la durée d’utilisation limitée d’un produit et son élimination. En tant que prestataire de services pour vêtements de travail, CWS est un acteur de l’économie circulaire car les vêtements sont produits dans une optique de durabilité, puis lavés, entretenus et réparés pour les clients. L’approche de la prestation de services mise sur la réutilisation par un service durable, pour le plus grand bien des entreprises et de l’environnement.

2. Prolonger la durée de vie

Une étude qui s’est penchée sur les répercussions environnementales en prenant l’exemple d’un T-shirt a montré que la majorité de la pollution est générée en amont de la chaîne de création de valeur, c’est-à-dire avant l’utilisation proprement dite. Cela concerne la culture de la matière première ainsi que les processus de fabrication.2

En plus de la nature du produit, la gestion correcte des vêtements de travail joue donc un rôle important. Miser dès le départ sur des vêtements de travail durables dans l’entreprise et les entretenir de façon professionnelle permettent de prolonger la durée de vie des vêtements de travail. En doublant la durée d’utilisation des vêtements de travail, par exemple en les portant deux ans au lieu d’un an, on diminue par deux les émissions de CO2. Mais quand un vêtement ne peut plus être porté, le recyclage est une bonne solution. CWS travaille au sein du partenariat industriel wear2wear™ pour mettre en place un circuit textile fermé, c’est-à-dire pour fabriquer de nouvelles matières avec de vieux vêtements CWS.

3. Réparer : ça vaut le coup

Les vêtements de travail sont souvent soumis à rude épreuve au quotidien. Conséquence : des trous, des déchirures, des taches ainsi que l’usure naturelle. Mais cela ne signifie pas nécessairement qu’il faille les jeter tout de suite. En effet, une réparation professionnelle a un impact décisif sur la durée d’utilisation d’un vêtement.

Cela vaut la peine de réparer, de rapiécer, de raccommoder les vêtements de travail et c’est une démarche durable. Au quotidien, les entreprises comme les porteurs des vêtements n’ont pas les ressources, le temps et les connaissances spécialisées pour le faire eux-mêmes. Souvent, la réutilisation n’est même pas envisageable car les vêtements de travail sont achetés automatiquement plusieurs fois par an. Il est cependant dans son intérêt de repenser cette stratégie, rien que pour des raisons financières car les réparations permettent d’éviter des coûts d’investissement élevés dans de nouveaux vêtements. La réparation à grande échelle est possible, comme le montre le prestataire de services CWS qui a réparé plus de 2,3 millions de vêtements en 2019 rien qu’en Allemagne. En effet, en plus du lavage, la réparation des vêtements fait aussi partie du service. En l’occurrence, nous travaillons exclusivement avec des matières authentiques comme des fils et des fermetures à glissière qui, dès la phase de conception, ont été testés pour répondre à des critères de longévité et de lavabilité.

4. Des matières durables

On désigne principalement par matières durables des matériaux issues de matières premières renouvelables, mais aussi de tissus recyclés. Le coton équitable, le coton bio, le polyester recyclé ou le Lyocell ne sont que quelques exemples de matières durables courantes. Les entreprises qui optent pour des vêtements de travail en tissu durable envoient volontairement un signal pour plus de responsabilité dans l’approvisionnement. Il existe aujourd’hui un grand choix de vêtements professionnels modernes en matières durables pour la plupart des secteurs. De plus en plus d’entreprises axent leur demande sur des vêtements de travail durables car cela leur permet d’améliorer leur bilan écologique. Avec les collections en coton équitable, les clients de CWS reçoivent en outre un certificat Fairtrade qui atteste de leur engagement durable. Précurseur en termes de durabilité, CWS n’a de cesse de développer l’utilisation de matières durables.

5. Laver, ça s’apprend

Pour des raisons d’hygiène, les vêtements de travail ne doivent pas être mélangés dans la machine à laver avec les vêtements du foyer. Mais ne pas charger efficacement une machine à laver entraîne une consommation d’énergie inutile. Des études montrent qu’environ 30 % de l’impact environnemental des vêtements est imputable à la phase d’utilisation, surtout au moment du lavage.2 Il serait donc judicieux de remplir entièrement la machine pour laver les vêtements de travail. Dans les blanchisseries industrielles modernes, les machines à laver sont exploitées de façon optimale, avec en même temps une utilisation ciblée de la lessive, de la température et même de l’alimentation en eau. Par ailleurs, l’eau est recyclée dans les installations modernes, ce qui permet de réduire la consommation. 

Suivant le domaine d’activité dans lequel travaillent les collaborateurs, des résidus de graisse ou de produits chimiques peuvent aussi rester sur les vêtements de travail. Dans une blanchisserie industrielle, tous les produits nocifs sont filtrés et retraités pour ne pas contaminer les eaux usées. CWS lave les vêtements suivant des normes et des processus clairement définis dans ses blanchisseries qui disposent toutes d’une gestion de l’hygiène et de la qualité certifiée selon le RABC (système d’analyse des risques et de contrôle de la bio-contamination) répondant aux normes DIN EN 14065 et ISO 9001, ce qui garantit une qualité de service toujours élevée. Le recours à un prestataire de services pour le lavage est donc incontournable.

1 Agence ABCD pour le compte de la marque Labfresh en 2020

2 Quantis et Hugo Boss (2017) : 2nd Edition of the Environmental Impact Valuation as base for a Sustainable Fashion Strategy.

À propos de CWS

CWS contribue, par des solutions de location innovantes, durables et numériques, à un avenir plus sain et plus sûr. L’offre de CWS est structurée en produits et services dans les secteurs de l’hygiène, des tapis, des vêtements professionnels, de la protection incendie, des salles blanches, ainsi que de la santé et des soins. Depuis avril 2019, tous les secteurs d’activité de l’entreprise se présentent en tant que fournisseur système global sous le nom de CWS.

CWS est une marque de CWS-boco Suisse SA. Le groupe CWS-boco emploie actuellement environ 10 800 salariés dans 15 pays.  En 2019, le groupe CWS-boco a généré un chiffre d’affaires de 1,188 milliard d’euros. CWS-boco est une entreprise détenue à 100 pour-cent par la société Franz Haniel & Cie. GmbH. Plus d’informations sur www.cws.com

Cette année, CWS a remporté le German Brand Award dans la catégorie « Excellence Brand Strategy and Creation ».