6 conseils d’expert pour acquérir des vêtements de protection

Attention à ces erreurs courantes commises avec les EPI

Teodora Guncheva

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9 February 2022 Workwear

Kriens, le 9 février 2022 – Pour acquérir les bons vêtements de protection, il ne suffit pas de respecter les normes imposées. La sécurité de ceux qui les portent doit être en l'occurrence le critère numéro un. Teodora Guncheva, experte en EPI du prestataire de services pour vêtements professionnels CWS Workwear, fait le point sur les erreurs les plus fréquentes et dévoile cinq astuces utiles à retenir pour faire son choix.

1. Poids : EPI léger ou lourd ?

Jusqu’ici, le poids d’un EPI était considéré comme un indicateur important de qualité et de longévité. Néanmoins, ces dernières années, de nombreux fabricants ont décidé d’alléger leurs vêtements de protection pour améliorer le confort de port. Confort et esthétique font également partie du cahier des charges des EPI, l’objectif étant d’assurer le bien-être des employés au travail. Il faut donc que le vêtement soit sûr, à la mode et agréable à porter. Un tissu au poids allégé est compatible avec certaines exigences et peut offrir une bonne protection. Mais en cas de sollicitation élevée, un tissu mince peut s’user après quelques interventions seulement. On ne peut donc pas énoncer de généralités sur le poids d’un EPI. Le champ d’intervention et le degré d’usure sont au final déterminants pour décider quel vêtement de protection est le plus adapté.

2. Champ d’intervention : une analyse des besoins et des risques a-telle été menée ?

Dans un premier temps, chaque entreprise doit mener en interne une analyse des risques pour recenser et évaluer tous les risques auxquels sont soumis les collaborateurs. Le vêtement de travail peut alors contribuer à les atténuer. Le vêtement de travail qui convient précisément doit faire l'objet d'une sélection minutieuse. Cela implique de comparer différents EPI et naturellement, de se faire conseiller en détail. Une analyse des besoins précise prend en compte les exigences et les préférences personnelles pour déterminer le vêtement adéquat. Il convient avant tout de respecter la norme imposée. Le nombre de normes couvert au total par un EPI n’est pas toujours un gage de qualité Le mieux est parfois l’ennemi du bien.

3. Protection multifonctions : plus de normes équivaut-il à plus de protection ?

Par protection multifonctions ou vêtement multinormes, on entend un vêtement de protection qui offre un grand nombre de caractéristiques protectrices. En règle générale, il protège contre la chaleur et les flammes, fait office de protection pour les soudeurs et va jusqu’à protéger contre les arcs électriques parasites et même contre les produits chimiques, avec en plus une haute visibilité. La demande de ce type d’EPI a également augmenté dernièrement car l’opinion la plus fréquemment répandue est que plus les fonctions protectrices sont nombreuses, plus le vêtement dans son ensemble est sûr.

Mais au final, quelqu’un par exemple qui pratique la soudure tous les jours devrait bénéficier d’une protection pour les soudeurs de classe 2 minimum. En effet, il n’est pas utile à son porteur que le vêtement possède aussi une protection supplémentaire contre les produits chimiques si la protection nécessaire pour les soudeurs n’est pas au rendez-vous. Dans ce cas, le bon choix, c’est un vêtement de protection classique pour soudeur. Un entretien pour recevoir des conseils détaillés avec une analyse des besoins comme celui que propose le prestataire de services CWS Workwear devrait donc toujours avoir lieu en amont.

4. Tests en situation de travail quotidien : avez-vous essayé vous-même l’EPI ?

Les collaborateurs doivent être impliqués au plus tard avant que la décision finale soit prise. Ils peuvent porter et essayer le vêtement au préalable en situation de travail quotidien. Dans certaines branches comme les fonderies, des essais avec un débordement de fonte peuvent être effectués, ce qui permet de tester la résistance de la matière contre les projections de métal fondu. Le perlement du métal fondu, en particulier, et l’inflammabilité du tissu doivent être examinés. Dans d’autres secteurs, la visibilité des employés ou encore la protection contre les intempéries est primordiale. CWS Workwear propose en outre aux entreprises un essai au porter pour se convaincre totalement des avantages de l’EPI. Un examen individuel concret doit toujours être sollicité pour les EPI. Cela peut faciliter considérablement la décision, en particulier quand plusieurs fournisseurs ou collections sont dans la course.

5. Tailles : comment tombe le vêtement de travail ?

La coupe contribue non seulement à assurer un confort de port optimal mais aussi à garantir la sécurité. La bonne taille n’est pas le seul critère important, il faut aussi que la forme dans son ensemble convienne. Chaque vêtement produit un effet différent. Lorsque la taille ne convient pas à un collaborateur, le processus d’acquisition devrait permettre de l’échanger. Il en va de même pour la longueur des pantalons ou des manches. Lorsqu’ils sont trop longs ou trop courts, l’employeur doit veiller à ce qu’ils soient ajustés.

Lorsqu’un vêtement professionnel tombe parfaitement et est totalement seyant, cela donne non seulement une allure plus professionnelle mais cela augmente aussi la satisfaction des collaborateurs – et cela permet de travailler en toute sécurité. En effet, une signalisation longue au niveau des jambes et des bras provoque des plis et dissimule les bandes réfléchissantes, ce qui nuit à la visibilité du porteur du vêtement. Ainsi, dans le cas des vêtements à haute visibilité, une distance de cinq centimètres, par exemple, est imposée entre la bande réfléchissante et le bas de pantalon. Si les jambes de pantalon sont trop courtes, par exemple, dans le cadre de travaux de soudure ou dans les fonderies, des projections de métal fondus peuvent atterrir dans la chaussure et causer des blessures. Toute modification du vêtement est strictement encadrée pour garantir la sécurité et ne peut pas être confiée à des profanes.

6. Sécurité à long terme : la question de l’entretien est-elle réglée ?

Comme pour tout autre vêtement de travail, les réparations et l’entretien des EPI doivent être réglementés avec précision pour les collaborateurs. Des prestataires de services comme CWS proposent ici une prestation complète incluant non seulement le lavage mais également la réparation des vêtements. Grand avantage : un entretien professionnel sur le long terme rallonge nettement la durée de vie des vêtements de protection. En outre, une manipulation professionnelle des EPI, essentielle quand il s’agit d’effectuer des réparations, est indispensable. Il faut ainsi à chaque fois travailler avec les matières d’origine. Les réparations d’EPI doivent être effectuées avec beaucoup de précautions car le tissu peut se déchirer et ainsi annihiler les fonctions protectrices pour le porteur du vêtement.

Des températures de lavage ou de séchage trop élevées peuvent endommager le tissu fonctionnel intelligent et le rendre inefficace. Il existe ainsi, par exemple, un risque de perte de luminosité des bandes réfléchissantes. Dans les blanchisseries industrielles professionnelles, en revanche, on utilise des programmes de lavage spécialisés qui sont adaptés aux différents vêtements et à leur degré de saleté. La manipulation des vêtements de protection, des modifications aux réparations, en passant par l’entretien, doit donc être exclusivement confiée à du personnel spécialisé.